Maquis de la Grande Verrière

Le maquis de la Grande Verrière fut formé à la suite de l'importante montée au maquis des mineurs le 10 juin 1944 à Mont Saint Vincent.

Constitué d'abord d'une seule compagnie et d'un Groupe Franc, les parachutages d'armes permirent d'en créer une seconde.Celles-ci formeront les 1ère et 2ème Compagnie du 2ème Bataillon du Charollais (Voir l'article Organigramme du Régiment du Charollais).

Installé dans la forêt de la Grande Verrière sur la commune de saint Martin de Salencey, ce maquis avait pour chef le Capitaine Lucien, Edmond Dourille qui dépendait du PC de Marizy.La première compagnie était commandée par l'adujudant Merle (information a vérifier )et la seconde par Georges(René Treillou) puis dès la mi-Juillet par le Capitaine Dubois (officier d'active).Quant au Groupe Franc Robert -aussi nommé Groupe Franc des Braconniers- il était composé de 15 hommes triés sur le volet pour leur valeur combative.Ils étaient sous les ordres de Many Jeandet.Ces derniers avaient pour principales prérogatives les actions de sabotages.Cependant ils furent de tous les combats.

L'installation dans la forêt se fit grâce aux branchages et aux genêts qui permirent de fabriquer des abris individuels ou collectifs.Un parc automobile fut installé puis camouflé.Il se composait d'un camion gazogène puis de deux tractions avant Citroën.Le ravitaillement était assuré par les prélèvement de bestiaux chez les agriculteurs qui se contentaient amicalement des bons de réquisition.le tabac était réquisitionné dans les bureaux de tabac et l'essence "saisie" dans les réserves de la Mine et des usines Schneider au Creusot (17 000 litres).La vie quotidienne se bornait, comme dans tous les maquis, à des cours de gym, des préparations militaires puis à du maniement d'armes.Aucun prisonnier ne fut longtemps "hôte" dans ce maquis.D'après le Capitaine Lucien, seulement 3 ont "séjournés" à la Grande Verrière.Le premier, un collaborateur reconnu, fut tué alors qu'il tentait de s'évader.Les deux autres, un couple, furent libérés suite à une enquête qui révela certes leurs sentiments favorables à Vichy mais en aucune façon une collaboration active.

Le premier des combats fut celui de Mont Saint Vincent / Mary (le 10 juin), puis suite à la tentative d'installation à l'Est du Morvan, celui d'Uchon (le 15 juin), dont  le regroupement qui suivi la bataille permis l'implantation définitive dans les bois de la Grande Verrière.Ensuite eurent lieu les combats d'Azé (le 2 juillet), de Cluny (le 10 août), celui de Galuzot (le 6 septembre) qui annonça la libération de Montceau les Mines et enfin celui d'Autun pour le Groupe Franc. Ajoutons à ces combats, les embuscades dont trois furent très meurtrières pour l'ennemi.

Des sabotages furent réalisés quotidiennement.Ainsi 10 ponts furent détruits, 24 coupures de voies réalisées, 4 trains déraillés et 2 locomotives mises hors services.

Ce maquis participa aux grand parachutages d'Ameugny / Mont Cortevaix le 14 juillet et le 2 août.Il est a noter que le 14 juillet, les hommes la Grande Verrière défilèrent devant le drapeau français à Salornay sur Guye après avoir pris soin de sécuriser les deux axes d'accès principaux de ce village.

A la mi-août, deux sticks (groupes de 10/15 hommes) de parachutistes français du SAS (Special Air Service) se joignirent à ce maquis pour effectuer des sabotages et aider aux différentes actions.Ces deux sticks étaient commandés par les Lieutenant Porot et Rouan.

Le maquis eut à déplorer la mort de 6 des leurs et une vingtaine de bléssés.Le Groupe Franc Robert paya à lui seul un fort tribu avec 2 morts et 8 bléssés.Néanmoins la citation de ce maquis leur concède la mise hors de combat de 250 ennemis.

 

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