Les maquis de Marizy

Le village de Marizy est situé dans le canton La Guiche, au pied du Mont Saint Vincent. Situé à 20 kilomètres au Sud de Montceau les Mines et à 20 kilomètres au Nord de Charolles, le village était, avant l’annexion totale de la France le 11 novembre 1942, placé à quelques kilomètres de la ligne de démarcation en Zone Libre. Nombreux sont les habitants du Bassin Minier qui « descendait » à Marizy pour se ravitailler. Rapidement les grandes forêts du village furent choisies par les groupes de résistants du Bassin Minier et du Charollais pour entreprendre la lutte contre l’occupant.

 

 

 Ainsi le Poste de Commandement et son groupe de maquisards, l’aumônerie, l’infirmerie, la 3°Compagnie (Groupe Edouard), la 4°Compagnie (Croupe Tinot) une partie de la 5° (Groupe Fred) et la 6° (Compagnie Régis), ainsi que les Groupes Francs André et Jacques étaient installés à Marizy. Les 1°et 2° Compagnies étaient implantées à la Grande Verrière tandis que la 5°(Groupe Fred) au Rousset.

En outre, le P.C était relié au réseau téléphonique clandestin installé au Sud de la Saône et Loire, son nom de code était PARIS.

Enfin, Le château de Volsin fut à la libération, le siège d’un tribunal des FFI crée par le Major Robert Guy D’Artois (Michel le Canadien) du SOE (Services secrets britanniques) et confié à une femme, elle même parachutée d’Angleterre et connue sous le nom de guerre de Madame Blanche. On y jugeait les collaborateurs et les Français à la solde de l’Allemagne venant du Charollais et du Bassin Minier. L’épuration était donc a peu près contrôlée dans la région.

L’armement du 2° Bataillon du Charollais provient en grande partie des parachutages massifs d’Ameugny le 14 juillet et 2 août 1944.

 

A la libération, le Bataillon comptait environ 1370 hommes (mineurs et paysans locaux pour la majorité). Au cours des nombreux sabotages (environ 10 ponts détruits, presque 500 coupures de voies ferrées), embuscades, attaques contre les convois ennemis, des combats de Mary (10 juin 1944), d’Uchon (15 juin 1944), d’Azé (2 Juillet 1944) et du Bois Clair à Cluny (11 août 1944) et des libérations de Sennecey le Grand, de Montceau les Mines et d’Autun le 2° Bataillon du Charollais a perdu 43 hommes, 2 autres furent fusillés et 1 déporté.

 

  

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